
Je voulais faire un clin d’œil au pote Neil, qui vient d’apprendre, grâce au pipi de sa douce, qu’il allait avoir un héritier prochainement. Il s’apprête à faire un voyage. Où ?
Au Paternistan.
On ne le trouve sur aucune carte ni dans aucun guide touristique, parce que si on savait ce que c’est, personne ne voudrait y aller. Avant d’arriver dans ce pays un peu spécial, il faut effectuer un long voyage avec un bagage qui prend de l’ampleur au fil des mois et qui se met rapidement à bouger. L’atterrissage et la récupération du bagage sont pénibles, même si le personnel de l’aéroport est courtois.
Une fois là-bas, la grasse matinée est interdite. Les petites sorties entre amoureux doivent être soigneusement planifiées. Au Paternistan, les grands-parents sont vénérés s’ils sont disponibles.
L’ethnie minoritaire (mais très dominante) qui réside au Paternistan se réveille plusieurs fois chaque nuit. Pour boire, manger, faire pipi, se faire consoler. Elle exige aussi toute l’attention de l’ethnie majoritaire et pique de terribles colères si elle n’a pas rapidement ce qu’elle veut.
Dans ce pays (pas) si lointain, l’économie est précaire. Les achats pour accommoder l’ethnie minoritaire sont nombreux, entièrement assumés par l’ethnie majoritaire. Celle-ci se fend en quatre pour trouver les derniers gadgets à la mode, le super jouet qui fait des bruits bizarres et les meilleurs livres d’images.
Mais l’ethnie majoritaire est toujours émerveillée par les progrès de l’ethnie minoritaire. Le moindre borborygme, la petite démarche hésitante, le gribouillis incompréhensible ou la bêtise amusante sont perçus comme un signe manifeste de créativité et d’intelligence.
Dans ce drôle de pays, l’ethnie majoritaire est composée de gros nonos béats. L’ethnie minoritaire, elle, est composée de petits rusés.
Vous savez, je suis résident permanent du Paternistan. Et je m’y suis installé pour toujours…
Publié par Hérétik 
Publié par Hérétik 
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Au-delà du caractère strictement anecdotique de l’ouvrage, on peut légitimement se poser la question de la place occupée par les femmes en politique. Comme le faisait remarquer une collaboratrice régulière et appréciée de ce blogue, les femmes sont souvent réduites au rôle de potiches de service. Elles sont sujettes à des attaques extrêmement violentes et souvent gratuites, parfois venant de leurs propres rangs. Hillary Clinton et maintenant Sarah Palin font l’objet de campagnes de dénigrement qui vont bien au-delà de leurs strictes compétences de politiciennes.
