
Je démarre une nouvelle série de billets qui vont porter sur les grands secteurs d’activités qui touchent les citoyens, mais qui sont habituellement peu remis en question par les partis politiques. À chaque fois, après un bref exposé de la situation, je proposerai trois solutions différentes, dont aucune n’est le statu quo ante. Je vais volontairement proposer des solutions qui brassent un peu les vénérables acquis de notre société. Cet exercice n’est intéressant que si vous acceptez d’y contribuer. Vous pouvez donc discuter des solutions suggérées ou encore proposer les vôtres.
La santé est le premier sujet. Il s’agit du poste budgétaire le plus coûteux de tout le secteur public. Dans le budget 2007-2008, l’État québécois lui consacre 23,8 milliards de dollars, soit 44% de son budget total, alors que ce pourcentage était de 30% au début des années 1980. Le niveau de service n’a pas connu d’amélioration notable, mais les coûts récurrents liés à la santé subissent une augmentation constante, un phénomène observable partout en occident.
Assurance santé progressive
Sur le modèle de l’assurance médicament, les patients doivent payer une franchise au moment d’utiliser les soins de santé. Une fois la franchise payée, les coûts supplémentaires sont établis en fonction du revenu. Une personne sur la sécurité du revenu ou un handicapé n’ont pas à assumer de frais supplémentaires. Les frais de santé sont ensuite déclarés sur le rapport d’impôts et peuvent servir de crédits d’impôts, en fonction du revenu déclaré.
Cette solution a l’avantage de responsabiliser les patients et d’utiliser un modèle déjà employé par le gouvernement. L’inconvénient principal concerne l’accès aux soins de santé pour les travailleurs à faible revenus. De plus, l’augmentation relative des coûts du système n’est pas maîtrisée.
Impartition de certains actes médicaux
L’État se dégage de la responsabilité de certains actes médicaux, qui ne sont plus assurés publiquement. Ainsi, les consultations en clinique externe et les actes chirurgicaux électifs (non urgents) ne sont plus couverts et les patients doivent avoir une assurance privée ou payer les actes médicaux. Un système public d’assurance santé pourrait venir en aide aux individus à faibles revenus. Des cliniques privées consacrées aux actes médicaux non couverts par l’État peuvent fonctionner parallèlement aux hôpitaux, qui eux seuls peuvent réaliser les actes complexes ou vitaux.
L’avantage principal de cette solution est de permettre au secteur public de concentrer ses efforts et ses moyens sur les secteurs les plus pointus de la médecine, s’assurant du même coup l’exclusivité des spécialistes. L’inconvénient principal concerne les non assurables parmi les patients (personnes âgées, travailleurs sans assurances collectives).
Réseaux parallèles
Le secteur privé détient le droit de fonder ses propres hôpitaux et cliniques, en-dehors du système public, et de procéder à tous les actes médicaux. Les catégories défavorisées de citoyens (personnes âgées, travailleurs non assurés, sécurité du revenu) ont accès à une assurance publique, jusqu’à un certain plafond. Ils peuvent employer cette assurance dans le réseau public ou privé. Le réseau public n’accepte les citoyens assurés par le secteur privé qu’en cas d’urgence.
Cette troisième solution correspond en fait à une privatisation presque complète du réseau de la santé. L’État n’assure que le service minimal. Les économies effectuées sont conséquentes, mais le service public de santé risque d’être qualité inférieure, pénalisant les citoyens les plus vulnérables.
Publié par Hérétik
J’ai lu le néologisme « islamo-fascisme » pour la première fois sur le site de l’Autre, il y a de cela quelques semaines. J’avoue être resté surpris devant cet amalgame. Que peuvent bien avoir en commun l’islamisme radical moyen-oriental du XXIe siècle et le fascisme européen du début du XXe siècle ? À première vue, pas grand-chose. À part le recours systématique à la force et le rejet du parlementarisme (communs à presque tous les groupuscules radicaux), l’islamisme et le fascisme ont des différences fondamentales qui disqualifient leur rapprochement.
Publié par Hérétik 
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