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Dans l’indifférence quasi générale, un pays de l’ALÉNA est virtuellement en guerre sur son propre territoire. Je ne parle pas de la campagne électorale américaine, mais bien de la guerre civile qui oppose le gouvernement mexicain aux puissants cartels de drogues qui rongent l’économie nationale par la corruption généralisée des forces de l’ordre et de l’administration. Dans la première semaine d’octobre seulement, 70 personnes sont mortes à Tijuana.
Gun battles between federal forces and drug-cartel members carrying rocket-propelled-grenade launchers have taken place over the past two weeks in border towns like Río Bravo and Tijuana, with deadly results.
Yet what is happening is less a war than a sustained federal intervention in states where for decades corrupt municipal police officers and drug gangs have worked together in relative peace, officials say. The federal forces are not only hunting cartel leaders, but also going after their crews of gunslingers, like Gulf Cartel guards known as the Zetas, who terrorize the towns they control.
Le plus incroyable dans toute cette histoire, c’est que les policiers envoyés dans les régions frontalières du Rio Grande et de la Basse-Californie ont eux-mêmes été surpris à exiger des pots-de-vin des touristes et des résidents. En plus de la police, l’armée fédérale a été déployée dans de nombreuses localités frontalières, avec un certain succès. Mais aussi avec son lot d’histoires d’horreurs.
But in nearly every state where the army has deployed, residents have accused soldiers of grave human rights violations that now number in the hundreds. Here in the western state of Michoacan, Calderón’s home state, more than 100 such violations have been alleged, including the fatal shooting Jan. 12 of a 17-year-old boy at a checkpoint.
La violence dans ce conflit ouvert défie l’imagination. Cadavres décapités laissés dans la rue ; pendaisons dans des lieux publics ; tortures abjectes effectuées tant du côté des trafiquants que des policiers ; vengeance aveugles sur la population civile suspectée d’appartenir à un camp ou à l’autre ; destruction de cadavres dans l’acide ; etc.
In one of the nastiest mass executions in the city, hitmen dumped 16 bodies across Tijuana, some with their tongues cut out, late last month. Days later, police found a barrel suspected of containing human remains in acid with a message from a gang threatening to make more “soup” of rivals.
Au cours de la seule année 2008, la guerre aux narcotrafiquants a causé plus de 2 700 victimes, le plus souvent tuées par balles.
In Mexico City, cartel gunmen assassinated the nation’s police commander in the grounds of his home. In the state of Chihuahua, drug gangs have, in the past fortnight, put up hit lists and wanted posters with names and photographs of police commanders, and offers of reward money for their deaths. In the border city of Juarez, the list was posted on a police memorial statue. No one dared take it down, and so far 17 names have been crossed off it – dead.
Cette guerre à la drogue coûte également une fortune au pays, tant en dépenses militaires qu’en coûts sociaux. Jusqu’à 8% du PIB mexicain est consacré directement aux mesures de luttes.
Et dire que nous, pendant ce temps, on se prend la tête pour une élection fédérale…
Publié par Hérétik
Pour un politicien qui misait sur sa propre intégrité et son patriotisme, John McCain a aujourd’hui perdu son honneur. Sa campagne électorale, qu’il promettait propre et directe, à l’image des primaires de 2000, est devenue un cloaque. Battu alors par George W. Bush grâce aux tactiques de Karl Rove, McCain est devenu un
Publié par Hérétik 
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