
Plus que deux jours.
Les Conservateurs doivent être battus. Au moins au Québec.
Pas forcément pour des motifs idéologiques, mais parce que cette campagne électorale a été une des plus mauvaises que j’ai eu l’occasion d’analyser, malgré mes cinq ans en sciences politiques.
Je n’insisterai jamais assez sur la médiocrité de la représentation québécoise au sein de ce parti. Des francophones de service, attirés par le pouvoir, et qui se cachent dès que la tempête, qu’ils ont suscitée, commence à souffler. Ou alors qui pètent une coche devant un journaliste. Ou bien cachent un passé de fraudeur.
La députation conservatrice est devenue invisible dès leur élection de 2006 et a décidé qu’en 2008, sa présence pendant la campagne électorale était accessoire. Et si l’un d’entre eux se pointe, comme l’a fait le candidat Luc Harvey dans Louis-Hébert, c’est pour mépriser de façon honteuse son adversaire au cours d’un débat. Ou bien, comme Jean-Pierre Blackburn, c’est pour péter une coche devant un journaliste. On apprend même aujourd’hui qu’un des candidats conservateurs a été condamné en 2005 pour fraude pendant la banqueroute de sa compagnie. Le parti de l’intégrité nous réserve bien des surprises…
Les Conservateurs n’ont qu’eux-mêmes à blâmer. Ils ont décidé du moment, ils avaient l’argent et l’ascendant populaire. Leurs adversaires étaient faibles et divisés. Pourtant, ils s’acheminent vers un autre gouvernement minoritaire. Gaspillage de temps, d’argent et d’idées. La centralisation de la campagne dans un bunker d’Ottawa est emblématique d’un parti replié sur lui-même et coupé des réalités canadiennes et québécoises.
Je souhaite que Maxime Bernier soit battu, en raison de son incompétence si souvent démontrée. Je souhaite que Josée Verner soit battue, en raison de son insignifiance à la tête de Patrimoine Canada. Je souhaite que Jean-Pierre Blackburn soit battu, en raison de son arrogance et de sa conception paléolithique de la politique. Je souhaite que Michael Fortier soit battu, parce que ce Sénateur a fait la démonstration qu’un non-élu ne devrait jamais avoir accès à autant de fonds publics.
Je souhaite que les Conservateurs disparaissent de la carte électorale québécoise.
Mais je n’ai qu’un vote.
Et je ne voterai pas pour eux.
Publié par Hérétik 
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