Le voyeur et le pornographe

Je délaisse un peu la politique pour évoquer un autre domaine où des gens se mettent à nu devant les caméras. La pornographie est un business très rentable, particulièrement avec l’avènement de l’internet. Les chiffres donnent le vertige : en 2006 seulement, 2,8 milliards de dollars ont été générés, seulement grâce aux achats faits sur le WEB. 89$ sont dépensés par seconde sur des produits pornographiques aux Etats-Unis seulement. De très grosses compagnies connues retirent des profits substantiels des activités pornographiques, tels que les hôtels où sont tournés les scènes, jusqu’aux fournisseurs d’accès internet. Au total, ce sont entre 15 et 18 milliards de dollars qui dépensés chaque année pour consommer du sexe graphique.

Depuis les gravures obscènes trouvées sur des vestiges gréco-romains, en passant par les détails explicites du Kâma-Sûtra,  l’espèce humaine a toujours été fascinée par une sexualité graphique très explicite. Désormais, il est à toute fin possible de télécharger ou même de visionner en direct et gratuitement une quantité phénoménale de contenu sexuel dans le secret le plus complet. Alors qu’autrefois la location d’un film porno ou l’achat d’un Playboy demandait un certain courage, l’anonymat du WEB dispense le consommateur de faire face à un quelconque intermédiaire.

Pourquoi est-ce si populaire ?

L’avènement de la moralité publique au 19e siècle a retiré de l’espace commun toute allusion trop explicite à la sexualité et l’a confiné à l’espace privé. Le sentiment de culpabilité associé au fameux péché de la chair a fait en sorte que progressivement, le désir s’est intériorisé. La fascination pour l’interdit devient, paradoxalement, le principal moteur de l’industrie pornographique. D’un point de vue strictement économique, l’offre a rencontré la demande, et ce couple est en constante érection… heu, progression.

Quelles sont les conséquences possibles de la consommation de pornographie à une si vaste échelle ? D’abord, à une certaine banalisation du phénomène. Autrefois tabou, le milieu du sexe jouit (héhéhé) désormais d’une certaine reconnaissance. Plusieurs de ses artisans sont connus en-dehors des cercles étroits des amateurs, comme Peter North ou Jenna Jameson. De façon plus pernicieuse, on observe aussi une aggravation des comportements observables à l’écran, notamment le style gonzo. Ce phénomène est lié à l’accoutumance des consommateurs et à leur recherche de sensations plus fortes, d’où la multiplication des films à petits budgets aux pratiques dégradantes. Désormais, la pornographie a adopté le mode industriel de production à la chaîne : beaucoup de produits de faible qualité, renouvellement constant des acteurs et multiplication des comportements vulgaires.

Le milieu pornographique est aussi en cause. Souvent liées aux groupes criminalisés, les maisons de production de films et de produits dérivés ont des pratiques commerciales parfois douteuses. Des événements tragiques secouent également parfois ce petit univers où se côtoie fréquemment sexe et drogues.  

Quant au lien entre la pornographie et la dégradation des mœurs, aucune recherche n’est parvenue à le démontrer clairement. Les travaux de l’institut Kinsey sont d’ailleurs formels à ce sujet.

We do know, however, that porn, even the more aggressive sort, does not invariably turn people into villains. It can be a substitute or proxy for “real” sex. But it also is a world of fantasy sex, a place where people can safely dream about things they would not want to have happen or do in real life (just as we may like movies that present us with worlds we would not want to live in). Research has shown that many men report having sexual fantasies that incorporate some element of coercion. And so do women. But in one’s fantasy world, one is in control.

De Bleu nuit à Rocco Siffredi, l’industrie de la pornographie est un business qui répond à la demande d’une clientèle avide de nouveautés et d’innovations. C’est probablement d’ailleurs le seul secteur économique où le client n’est pas le seul à se faire baiser ! Cette commercialisation du sexe graphique peut choquer les consciences, mais comme pour l’alcool ou le jeu, il faut parfois accepter l’existence du phénomène plutôt que de le nier ou de le réprimer.

Et vous ? Qu’en pensez-vous ?

34 Réponses vers «Le voyeur et le pornographe»

  1. Déréglé temporel dit :

    Je pense que tu as décidé d’augmenter le trafic sur la Plaine en mettant des liens vers des sites pornos.

    Chouette dessin, ça vient d’où?

    (je repasserai si j’ai un truc plus sérieux à dire)

  2. nicolasracine dit :

    Pour augmenter mon trafic, il faudrait que les sites pornos pointent vers moi. Et je vois mal un obsédé cliquer sur un lien qui s’appelle la plaine. Pas super excitant.

    J’ai trouvé l’image chez un confrère dessinateur. Je l’ai retouché avec PS.

  3. Perséphone dit :

    Je commence à avoir une drôle d’opinion sur le sujet…..et j’ai accès à une vue de l’intérieur….j’arrive pas à me brancher….j’y réfléchis.

  4. nicolasracine dit :

    J’ai hâte d’avoir ton point de vue.

  5. ysengrimus dit :

    Ne ratons pas l’opportunité de clarifier la distinction entre pornographie et érotisme.

    http://ysengrimus.wordpress.com/2008/10/15/de-la-distinction-entre-pornographie-et-erotisme/

    Paul Laurendeau

  6. Stephane.G dit :

    seul chose j’ai a dire c’est …MERCI INTERNET…quand t’es celibataire et que tu est selectif tu peut prendre tout le temps que tu veut pour te trouver une blonde potentielle y’as du porn en masse a downloader et gratos…seule depense a faire des kleenex et du lubrifiant

    pour ceux qui veulent du porno gratos a downloader….

    http://www.puretna.com/

  7. nicolasracine dit :

    Aaaaaah PureTna… du Torrent en quantité industrielle.

    Je me demande si la disponibilité de tellement de matériel est en soit une bonne chose…

    @Paul

    Ton texte est très pertinent. La pornographie est en effet une façon vulgaire de montrer la sexualité.

    Quand on évoque des choses crues, sans nuance, pour satisfaire un instinct primaire, je crois qu’on peut parler de pornographie.

  8. Stephane.G dit :

    Nick…moi je te dit qu’avec 478 films de plus de 30 min sur mon ordi…mets en que c’est une bonne chose…Jean coutu ne s’en plaint pas non plus

  9. nicolasracine dit :

    La modération a bien meilleur goût, Steph ;-)

    Est-ce que ça peut rendre plus heureux, de visionner de la porno ? Je ne crois pas. C’est un peu comme le drogué qui prend de la méthadone. Ça soulage sur le coup, mais ça ne se compare pas avec l’héroïne…

    La porno, c’est une béquille. Et ça peut devenir un problème chez ceux qui développent une dépendance.

    http://www3.france-jeunes.net/lire-memoire-d-un-porn-addict-17189.htm

    http://www.sexualrecovery.com/pornography-addiction.php

  10. Garamond dit :

    Je préfère de beaucoup la photo dite erotico-artistique à la porno crue et trop explicite.
    Quant aux videos, pas pour moi…

  11. Le Détracteur Constructif dit :

    Nicolas: Bien d’accord avec ta dernière intervention. Cependant, c’est un peu comme le cartel de la drogue. Si toute la drogue disparaissait, la bourse crasherait, et j’ai un peu l’impression que si la porno disparaissait, le monde tremblerait :P

  12. Sir Seb dit :

    Effectivement, la dépendance peut devenir un problème. Mais le problème le plus évident est la banalisation de l’acte et la certaine “violence” des gestes représentés. Tu parles de banalisation mais sans aborder ce qu’on peut y retrouver comme image et qui peut affecter certains esprits faibles comme les jeunes ado ou pré-ado. Le malheur, c’est que plusieurs pensent que ce qu’ils y voit s’apparente à la normalité. Et certaines jeunes filles finissent par y croire. Pourquoi j’ai l’impression que la fille n’est qu’une poubelle à sperme (comme nous disions vulgairement mes chum pis moé il y a longtemps)? Je ne vois pas en quoi le style gonzo est une aggravation. Ce n’est que l’angle qui change.

    Ce que j’aurais aimé que tu soulève, c’est l’apparence d’acceptation de l’image véhiculée par ces sites. Un prochain billet? Je serai d’ailleur confronté à ces sujets très bientôt, mes enfants grandissent vites… Pour ma part, ces sites soulèvent en moi une forme d’instinct animal. Oui, je peux en retirer un certain plaisir, mais aussi de la culpabilité… Est-ce normal docteur??? Hahahaha!

  13. nicolasracine dit :

    @Garamond

    Une photo (ou un dessin) bien exécutée et suggestive peut effectivement être beaucoup plus agréable à regarder. Quant aux films, ils s’adressent à un public bien déterminé.

    @Détracteur

    L’analogie avec les cartels de la drogue est pertinente. Comme tous les produits de consommation de masse, la porno a une importance économique majeure, avec des retombées qui vont bien au-delà de ce seul secteur d’activité.

    @Sir Seb

    J’ai délibérément choisi de ne pas aborder cette question pour que nous puissions en débattre. En effet, je crois que l’effet pervers (hum) de la pornographie est de faire croire que les comportements présentés à l’écran sont normaux. Comme les cascades, les positions exécutées par les “acteurs” sont des fantaisies que monsieur et madame tout le monde ne pourrait pas réaliser sans mettre leur santé en danger…

    Quant à la perception que peuvent en avoir les ados, je cite cet article:

    In one study surveying 471 Dutch teens ages 13 to 18, the researchers found that the more often young people sought out online porn, the more likely they were to have a “recreational” attitude toward sex—specifically, to view sex as a purely physical function like eating or drinking.

    In the study, reported in the December 2006 Journal of Communication (Vol. 56, No. 4, pages 639–660), the team also found a relationship between porn use and the feeling that it wasn’t necessary to have affection for people to have sex with them. Boys were much more likely to hold these views than girls, and they tended to hold these attitudes more strongly when they perceived the material as realistic, the team found.

    In a related study in the March issue of Sex Roles (Vol. 56, No. 5/6, pages 381–395), the Dutch team found a link between the type and explicitness of sexual media the teens saw and their tendency to view women as sexual “play things.” The more explicit the material viewed, the more likely young people were to see women in these ways—and Internet movie porn was the only media type to show a statistically significant relationship, they found.

  14. Sir Seb dit :

    Eh bien voilà! C’est l’article que je cherchais. Comment en débattre maintenant? Il semble que tout y est. Il faudrait alors aborder la discussion sur la liberté donné à nos enfants versus le contrôle et l’éducation parentale.

    Pour ce qui est de mettre la santé de monsieur-madame toutlemonde en danger, c’est un peu fort… J’aimerais-bien que tu donne des exemples, si tu en as le courage Hahahaha! Bon, on entre trop dans les détails là. Gardons-nous une petite gêne, à écran interposé… ou mon instinct animal va ressortir… :)

  15. nicolasracine dit :

    Je pensais à des positions acrobatiques ou à de multiples partenaires simultanés. Mais il s’agit de fantaisies. Il ne faut pas oublier que c’est un film et que tout est mis en scène, un peu comme les films d’action.

    Quant aux enfants, ce serait se mettre la tête dans la sable très profondément que d’imaginer qu’ils ne sont pas exposés à ce genre de contenu très jeune. Les parents vraiment capables de contrôler et de vérifier leurs fréquentations WEB sont rares.

  16. Sir Seb dit :

    D’ailleurs, l’article que tu propose le dit très bien: rien ne peut empêcher un jeune de visiter ces sites (intentionnellement ou non). La question n’est pas de les empêcher mais de leur faire comprendre les différences que tu mentionnes et de leur souligner les valeurs qui nous ressemblent et que l’on voudrait qu’ils aient aussi à cœur. Rendu là, libre à eux de choisir.

    Mais si je reviens à ta question, il n’est pas plus exécrable de faire de l’argent avec le porno sur le web que de gérer une maison d’échangisme ou de jeu. Le problème est plus d’observer si ces phénomènes changent les mœurs de mauvaises façons et comment elle affecte la société en général. Les problèmes de drogues, de jeux ou d’alcool et leurs effets sont connus. Par contre, les études sur la dépendance et la déviance sexuelle créée (ou amplifiée) par ces sites sont encore très embryonnaires. Je crois que c’est un sujet très intéressant qui demande réflexion.

  17. nicolasracine dit :

    C’est pertinent comme questionnement parce le phénomène de la dépendance au cybersexe est récente. Ce ne sont pas tous les consommateurs qui sont dépendants, même qu’il s’agit sûrement d’une minorité. Mais la jeune génération a grandit avec Internet. Les petits vieux comme toi et moi (héhéhé) avons vu naître et se développer le Net. Mais nos enfants sont conditionnés presque In utero à s’en servir.

    C’est un phénomène qui va prendre de l’ampleur, proportionnellement à l’utilisation d’internet. je mets au défi quiconque de naviguer pendant plus d’une heure sans tomber sur une pub de sexe !

  18. Rémi dit :

    Je crois qu’un des problèmes de la pornographie, c’est qu’elle démontre une sexualité purement génitale. Je dis que c’est un problème parcequ’il peut être facile pour certain de penser que la sexualité, ce n’est que “ça”.

    Une sexualité complète et épanouie est (d’après moi) une sexualité qui inclus autant l’aspect physique que l’aspect émotionnel. Bon, ça peut avoir l’air homme rose de dire ça, mais je crois que c’est vrai. Quand la sexualité est purement physique, elle est incomplète selon moi. C’est pourquoi je pense que quelqu’un qui est en couple et qui a une sexualité épanouie ne consommera pas ou très peu de porno.

  19. nicolasracine dit :

    Bonjour Rémi et bienvenue parmi nous.

    En effet, je crois que tu amènes un très bon point. Ce que la porno propose, c’est une sexualité-objet. L’humain devient un produit de consommation. On évacue tout aspect émotif.

    Pourtant, faire l’amour avec quelqu’un qu’on aime est bien supérieur à la petite vite du samedi soir…. enfin, je présume. Mon expérience en la matière est plutôt limitée. Les intellectuels qui aiment le métal dégagent rarement du sex-appeal…

  20. Dunham Bush dit :

    Toutes ces accusations contre la porno… Le meilleur remède serait de ne pas en consommer si on ne peut la supporter!

    Je crois bien que la porno peut rendre heureux. Regardez les masculinistes frustrés par exemple, est-ce que la circulation serait plus FLUIDE sur le pont Jacques-Cartier si ces braves gens s’étaient contentés de se c…. devant une photo de Maria Moore, plutôt que de ramasser une bonne femme acariâtre?

    Et parlons aussi d’internet qui permet aux amateurs de madames bien rondes comme moi de se rincer l’œil… Wah Hou! :mrgreen:

  21. nicolasracine dit :

    Espèce de grossier personnage :-D

    J’espère que madame Bush ne blogue pas !

  22. Dunham Bush dit :

    Je suis pas mal plus fucké que tu le pensais hein???

    Ça pour bloguer elle blogue en masse, mais pas de politique, surtout de tricot…
    Je suis amoureux d’une amie d’enfance et toujours en amour! Je ne suis en rien masculiniste, les conflits homme/femme m’ayant bien épargné!

    Une preuve de cette passion amoureuse est la vidéo de mon mariage!!!

    http://www.youtube.com/watch?v=8sQl7Rj80Wc

    ;)

  23. nicolasracine dit :

    Mon sacripant ! Super mariage…

    Tiens, une autre chanson d’amour

  24. Dunham Bush dit :

    Ouf pour moi ces gars là y ont été fort sul café!!!

    C’est-y pas verrat, votre article traitait de la porno et nous voilà en train de parler de musique. En fait c’est peut-être ça la porno, une sombre mélodie lubrique! ;)

  25. Déréglé temporel dit :

    ben c’est normal, pour un guitariste ou pour une vedette porno, le succès se mesure à la vitesse du poignet.

  26. Perséphone dit :

    Pff….la vitesse du poignet ou l’agilité de la langue!

  27. nicolasracine dit :

    On sent la touche féminine dans cette réflexion… ça commence à se réchauffer dans cette conversation.

    Tiens, voilà quelque chose qui va refroidir les ardeurs de tout le monde.

  28. Perséphone dit :

    C’est con ton lien Nicolas….;)….dire que ça m’a pris 1/2 heure pour voir ça hihihihi. J’exagère un ti peu, vous connaissez ma situation “trou noir” technologique dans ma verte campagne.
    Mais effectivement, ça refroidit. Voici ma réflexion sur le sujet du billet.

    Je crois que tout part de la relation qu’on a avec notre corps et notre sexualité. En ce qui concerne la pornographie, jusqu’à présent fabriquée, s’adressant et utilisée principalement pour et par des hommes, oui on peut s’indigner sur l’image de la femme mais je crois que de plus en plus, celles-ci assument entièrement leur féminité et en tire profit, pourquoi pas. Là où c’est plus délicat, c’est la frontière entre ce qui est érotique et ce qui est pornographique. Un glissement sémantique semble avoir délimiter et reléguer la pornographie à tout ce qui est extrême. Personnellement, je crois qu’il est indécent et inacceptable d’utiliser et des animaux ou des enfants, mais pour le reste, vive le plaisir exploratoire!

    Sans entrer dans le détails des différences entre les genres, je dirais cependant par expérience que l’homme a un besoin viscérale de vaincre, gagner; prédateur déterminé génétiquement, il semble que la dominance soit toujours en latence donc le désir de propager le bagage devient instinctif. Dans le temps, différents pour chacun. L’offre de produits pornographiques répond bien à cet aspect. Malheureusement, notre passé répressif a rendu le plaisir de la chair “sal” et beaucoup ont une conception tordue de la sexualité, comme si la sexualité devenait un déterminant dans la reconnaissance et l’aboutissement. Regardons ce qui se passe avec les générations qui nous suivent et l’hypersexualisation. On confond amour et sexe, c’est pas nouveau. Ça peut sembler “fleur bleue” mais pour moi, la pornographie de notre temps illustre bien le manque d’amour et l’individualité maladive qui nous entourent. On peut aimer le sexe, pour ce que ça permet et j’en suis, mais l’amour c’est autre chose, de même que la sexualité dans l’amour c’est autre chose….

  29. Perséphone dit :

    Bon bon….j’ai oublié de me reconnectée à wp….et tu me modères en plus ;)

  30. Dunham Bush dit :

    Beeeeuh! J’aime mieux les vidéos de death metal! 8)

  31. Dunham Bush dit :

    Je voulais faire cet icone 8-O

  32. Perséphone dit :

    Dunham: hihihihi…n’importe quoi….j’suis juste déçue d’avoir loupé mon commentaire….

    Nicolas: c’est quoi cette idée de refroidir les ardeurs? Ça te met mal à l’aise ;) ?

  33. Déréglé temporel dit :

    Non, c’est pour jeu de chaud-froid. Chaque refroidissement annonce la prochaine chaleur, dans une structure en crescendo. Effet garanti.

  34. nicolasracine dit :

    Voyons, c’est un blogue sérieux ici, pas un vulgaire blogue de sexe ;-)

    Tiens Dun, juste pour toi.

    http://www.youtube.com/watch?v=Oey85FGHOHc

    Behemoth, Slaves Shall Serve

    Ça rejoint aussi les propos de Perséphone quant à la volonté de domination mâle…

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