
Désormais, le dimanche, je vais vous entretenir de musique. Vous connaissez déjà pour la plupart mes goûts particuliers pour le métal sombre. J’aimerais aujourd’hui évoquer ce qui constitue l’antithèse la plus comique du Black Metal. L’Emo rock a bien mauvaise presse. Si on veut ridiculiser un groupe, on le qualifie d’Emo (prononcé « imo »). Pendant plusieurs concerts auxquels j’ai assisté, des membres de l’auditoire se mettaient à scander « Emo sucks » pendant les premières parties, pour injurier des groupes qui donnaient dans le punk hardcore.
C’est quoi l’Emo ?
À la base, Emo, signifie « emotional rock », c’est-à-dire un rock qui puise dans les sentiments négatifs, comme la tristesse ou la solitude. Les groupes récents les plus connus de cette tendance sont sans conteste My Chemical Romance ou encore AFI. Bref, des groupes qui pullulent sur les radios commerciales. La différence majeure avec le métal provient de l’utilisation par l’Emo rock d’instruments acoustiques, de mélodies accrocheuses et d’un chant clair et plaintif. Mais la nuance entre les deux styles musicaux est aussi une question d’attitude.
Pour l’amateur de métal, l’Emo, c’est de la musique de fillettes. Tout y passe : allure androgyne des musiciens ; sensibilité exacerbée, aux antipodes de l’agressivité du métalleux ; aspect théâtral des concerts, pendant lesquels les spectateurs se mettent spontanément à pleurer. Bref, si un amateur de métal se pointe dans un spectacle d’Emo, il sera très facile à repérer : il sera seul dans le mosh pit ! Les jeunes Emo se distinguent par une allure de dandy mélancolique, avec maquillage sombre et toupet rabattu sur les yeux.
Bien sûr, c’est une caricature. De la même manière que les métalleux ne sont pas tous des alcooliques aux cheveux longs, couverts de tatouages (j’en suis la preuve vivante), les amateurs d’Emo ne ressemblent pas tous à Emily the Strange ! Mais cette rivalité entre les styles témoignent surtout du souverain mépris que les purs et durs du métal ont pour tous les dérivés du rock commercial. C’est bien connu, un vrai groupe de métal ne passe pas dans les médias de masse, hormis dans les radios étudiantes ou communautaires.
Jalousie ? Peut-être. Les amateurs de métal, surtout dans ses formes les plus extrêmes, sont très fiers d’appartenir à un courant qui se maintient aux marges du l’univers commercial, jugé corrupteur. Il y a d’ailleurs des débats interminables par forums interposés sur la dérive commerciale de certains groupes qui ont le malheur de vendre plus de 100 000 copies d’un même album, comme Dimmu Borgir ou Cradle of Filth !
Je ne me soucie pas de ce genre de querelles de puristes. J’aime le Black Metal pour son aspect destructeur et agressif, véritable catharsis qui me permet d’exprimer les aspects les plus sombres de ma personnalité sans pour autant varger sur quelqu’un.
Et l’Emo ? Rien à foutre. Ceux qui s’imaginent que c’est de la musique agressive en l’écoutant à CHOI Radio nuls n’ont visiblement jamais posé l’oreille sur du Zyklon !
Publié par Hérétik
Publié par Hérétik 
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Nous sommes à quelques semaines de Noël et j’en profite pour y aller d’une réflexion sur le sens que cette fête à pris en Occident. À l’origine, Noël est une célébration religieuse. Il s’agit de célébrer la venue au monde du Messie, sauveur des fidèles. Bien entendu, c’est une date qui n’a aucun sens. Il est parfois difficile de dater avec précision la naissance d’un Empereur, alors imaginez celle d’un fils de charpentier galiléen du premier siècle ! Comme beaucoup de jours fastes, Noël est une fête païenne christianisée. Il s’agissait d’une célébration romaine vouée au Soleil (probablement liée au culte de Mithra), se déroulant quelque part autour du solstice d’hiver.




