Les weirdos sont de retour !

Au moment des fédérales, j’avais présenté des partis politiques peu connus du grand public. Je récidive donc, cette fois au Québec. Je vous présente une sélection de mes préférés.

Affiliation Québec est un tout nouveau joueur (janvier 2008) sur la scène provinciale. Il représente les intérêts des anglophones et des « canadiens loyaux », whatever that is. Successeur d’Alliance Québec, il ne présente des candidats que dans quelques comtés de l’ouest de l’île de Montréal. Ses chances de faire élire un député sont aussi grandes que de voir son chef, Allen Nutik, apprendre à parler correctement le français.

Le Bloc Pot est un parti tout entier destiné à la promotion du fameux Quebec Gold, qui fait fureur dans les Cégeps. Il est toutefois probable que leur espoir d’élire un député parte en fumée encore cette fois-ci.

Le Parti communiste du Québec est un incontournable dans le portrait des partis marginaux québécois. Avec un budget déclaré de 5 000$ en 2006, le PCQ nous montre bien tout le dynamisme de ses campagnes de levée de fonds. Parti virtuel, il préfère le combat sur le WEB plutôt que dans les médias traditionnels, qui sont de toute façon vendus aux intérêts des trusts internationaux exploiteurs capitalistes parasitaires pourris.

Le Parti marxiste-léniniste du Québec nous prouve que s’il y a trois communistes dans la même pièce, ils formeront deux partis. Un peu plus riche que son rival communiste (17 000$, quand même), il laboure les mêmes terres. Cessons de payer pour les riches capitalistes qui font travailler les enfants dans les usines chinoises…heu…mexicaines !

Le Parti de la démocratie-chrétienne du Québec veut remettre les valeurs catholiques au centre des préoccupations des citoyens. Justement, nous qui avons besoin d’un messie, pourquoi ne pas l’attendre avec eux ? S’opposant aux accommodements raisonnables et favorisant la natalité, ce parti a des allures d’ADQ des pauvres.

Le Parti durable du Québec dure depuis… mai 2008. Se déclarant néo-régionaliste (?), ce nouveau joueur se décrit comme le défenseur des valeurs régionales, en réaction au poids démesuré de Montréal. Décidément, l’ADQ fait des petits.  

Deux nouveaux partis indépendantistes ont vu le jour depuis que le Parti Québécois a remisé la souveraineté. Le Parti indépendantiste est le plus connu, ayant été créé en 2007. Sa plate-forme ressemble à s’y méprendre à celle de Québec Solidaire, à une exception : l’indépendance serait déclarée par un vote de l’Assemblée nationale. L’autre chapelle se nomme le Parti de la République du Québec. Nettement plus marqué à droite, ce parti est pro-vie et ses attaques contre l’immigration en font un clone du Front national.

Simples courants d’opinions ultra minoritaires, ces partis n’ont absolument aucune chance d’obtenir ne serait-ce qu’une poignée de vote. Pourquoi en parler ? Pour illustrer que dans notre démocratie, n’importe quel weirdo peut se lancer en politique, fonder un parti et vivre d’espoir.

C’est une stratégie qui a fonctionné pour Mario Dumont, alors…

52 réponses vers «Les weirdos sont de retour !»

  1. Julie Godin dit :

    …soupir! même les weirdos sont prévisibles….

  2. nimzo dit :

    Le danger c’est que les communistes et les ML s’associent et prennent le pouvoir ? :)

  3. Vincent Sremed dit :

    Moi je vote pour le mec sur la photo !

  4. nicolasracine dit :

    @Julie

    J’ai été un peu déçu en consultant la liste des partis reconnus. Pas l’ombre d’un Parti pour l’accueil des extraterrestres ou de Parti s’coucher. Dommage. Bientôt, le parti communiste va faire une scission et la jambe du seul cotisant va fonder le Parti Neo-Titiste.

    @Nim

    Impossible. Pour les Communistes, les Marxistes-Léninistes sont des sales petits bourgeois. Et vice-versa.

    @Vincent

    Il est chouette, hein ? On dirait Cletus dans les Simpsons.

    @Pat

    Tout un exécutif. Il voit tout, il est partout et sa justice est impitoyable. Dieu serait-il Dick Cheney ?

  5. Les “weirdos” « L’ÉTERNEL RETOUR dit :

    [...] Publié 10.11.08 Uncategorized La Plaine recense la cuvée 2008 des partis politiques marginaux au Québec avec une touche d’humour. [...]

  6. Dunham Bush dit :

    Il nous reste toujours la possibilité de former notre aile provinciale du Workless party.

    Je vote pour le droit à la paresse. C’est notre cul, on devrait avoir le droit de se le poigner quand ça nous chante!

  7. nicolasracine dit :

    Nous devrions former le Parti s’coucher. La devise serait : “allez dormir, bande de caves, on s’occupe de tout !”

    Il n’aurait pas de vote, mais il gagnerait le concours de l’honnêteté.

  8. nimzo dit :

    “Impossible. Pour les Communistes, les Marxistes-Léninistes sont des sales petits bourgeois. Et vice-versa.” – nicolasracine

    ===

    QS s’est adjoint le PCQ comme groupe affilié.

    Checke ben la chicane pogner là aussi. :)

  9. nimzo dit :

    Je me moque un peu des communiste mais je dois reconnaître qu’ils ont le mérite de défendre leurs idées “à l’intérieur” de la démocratie.

    Ils acceptent de jouer le “jeu” de la démocratie, contrairement aux groupes anarchistes qui travaillaient en février 2007 au boycottage des élections.

  10. nicolasracine dit :

    C’est un conflit latent à l’intérieur du communisme. La participation aux régimes bourgeois est un vu comme un mal nécessaire, mais la révolution demeure l’objectif. La violence fait partie de cette idéologie. Les compromis tactiques ne sont qu’épisodiques.

  11. Caligula dit :

    À propos du communisme, je vais reposter mon commentaire publié chez Martineau :

    Pour qu’un système communisme fonctionne, ça prend la participation de toute la société, dans une dynamique où toute dissidence ne peut être tolérée puisqu’elle menace les fondements même du système.

    Avec le capitalisme une partie de la société peut refuser d’y participer et ça ne change rien, le système fonctionnera quand même. Il y a place à la dissidence.

    Dans cette optique je n’accepterai jamais le communisme qui se prête trop facilement aux débordements tyranniques de la majorité.

    Avec ce système on ne peut tolérer ceux qui ne participent pas puisqu’ils deviennent des boulets pour l’ensemble du groupe. Une véritable invitation à créer des camps de ”reconditionnement” pour ces parias.

    Désolé mais je tiens trop à mon droit à la dissidence pour embrasser une telle idéologie. Je suis capable d’être solidaire sans renoncer à mon individualisme (mot tabou chez les communistes).

    Le système capitaliste m’apporte liberté et prospérité. Pourquoi je voudrais changer?

  12. nicolasracine dit :

    Exactement. Il est imparfait. mais améliorable, sans tout jeter par-dessus bord.

    Nous sommes passés du pouvoir d’un seul au pouvoir de la majorité en l’espace de quelques siècles.

    L’utopie, c’est de croire que des changements brutaux peuvent survenir à l’intérieur des limites d’une vie humaine et améliorer les conditions d’existence de tous.

    Il s’agit là en fait du chemin le plus direct vers la tyrannie d’un tout petit groupe, détenteur de la vérité.

  13. nimzo dit :

    “Le système capitaliste m’apporte liberté et prospérité. Pourquoi je voudrais changer?”

    ===

    Je ne suis pas en désaccord avec ce que vous dites sauf peut-être sur ce point. À mon avis c’est pas le capitalisme mais la démocratie qui apporte la liberté.

    Le capitalisme apporte souvent un asservissement à la consommation. On pourrait dire qu’en théorie on est libre de consommer ou non. Mais il reste que le capitalisme à pour but la croissance économique et cette croissance est tributaire d’une consommation, sans cesse croissante elle aussi.

  14. Anarcho-pragmatiste dit :

    Le PI est un complice de la charogne soi-disant libérale.

    J’invite les lecteurs-blogueurs à joindre ce regroupement de blogueurs anti-Charest:

    http://lequebecdedemain.dansmonblog.com/Premier-blog-b1/NON-a-la-charogne-soi-disant-liberale-du-Culbec-b1-p59422.htm

    DÉFAIRE JEAN CHAREST D’ABORD, OUI!

  15. Caligula dit :

    nimzo

    Le capitalisme réconpense mes efforts par l’argent. L’appat du gain est un formidable moteur.

    Supposons que j’aie une idée géniale mais que pour la développer il faut que j’investisse mon temps, mon énergie et que je doives faire de nombreux sacrifices sur ma qualité de vie.

    Dans un système communiste qui ne me récompensera pas, où je sais qu’il me faudra partager le fruit de mon labeur avec tout le monde, je serai probablement tenté de laisser cette idée bien au chaud dans ma tête et de passer à un autre appel…

    Par contre dans un système capitaliste, j’aurai espoir que mes sacrifices me rapporteront plus que tout ce que j’aurai investit et je serai motivé à aller jusqu’au bout. Mon idée a bien plus de chances de voir le jour et possiblement de me procurer une place au soleil.

    L’argent, qu’on le veuille ou non, procure la liberté. Sans argent tu restes chez toi à rêver de voyages.

  16. nimzo dit :

    “Le capitalisme réconpense mes efforts par l’argent. L’appat du gain est un formidable moteur.”

    ===

    Mais justement cet appât du gain est un cadeau empoisonné. Un poison pour l’individu et pour la planète.

    La course effrénée vers le gain ou la consommation met la planète elle même en péril. On ne peut pas ignorer ça.

    Peut-être que dans les années 50-60 les gens croyaient que la croissance était illimitée et que les ressources inépuisables. On sait aujourd’hui que c’est faux. Et on peut même se demander si on ne s’en est pas rendu compte trop tard.

    Le capitalisme (que je distingue de la démocratie) est un bonbon empoisonné. Aucun système basé sur la croissance ne peut être soutenu pour une période indéfinie.

    Il faut donc songer à ce qui prendra la place du capitalisme.

    Le New Scientist du 18-24 octobre 2008 est consacré à cette question.

    Titre :The folly of Growth. How to stop the economy killing the planet.

    http://www.newscientist.com/article/mg20026786.000-special-report-how-the-economy-is-killing-the-earth.html

  17. Jyrki dit :

    ….Merde, c’est pathétique quand le parti le plus intéressant de cette liste est le parti néo-régional, pour lequel je ne pourrai évidemment voter.

  18. Perséphone dit :

    J’suis avec Dunham, Vive le Workless Party! Nicolas tu ne devais pas faire quelque chose à cet effet? ;-)

    Sinon, entièrement d’accord avec Nimzo, Merci! En lisant le commentaire, je n’ai pu m’empêcher de penser au texte de GMA “nouveau déluge” du 7.11.08.

  19. nicolasracine dit :

    Le WorkLess Party ? Batèche, je commence un mandat qui va m’occuper 50h par semaine… je serais un super candidat dans la catégorie “do as I said, not as I did !”

    Le Parti fainéant. Un programme en 5 points:

    1. La journée de travail débute à 10h le matin et se termine à 15h. Le dîner dure de 11h à 14h.

    2. Les congés fériés avec solde passent de 10 à 50 (on se trouvera bien des raisons pour célébrer, des saints à vénérer, ou des héros à commémorer).

    3. La fin de semaine débute le jeudi soir et se termine le mardi matin.

    4. Tout excès de zèle (des semaines de plus de 10h) est sévèrement puni.

    5. Annexion de Varadero et de Miami Beach au Québec, pour faciliter les vacances d’hiver (du 3 janvier au 28 février) et d’été (du 24 juin au 3 septembre).

    Votez pour le Parti fainéant et son chef, Jonathan Baillement.

  20. nimzo dit :

    “Le Parti fainéant. Un programme en 5 points:

    1. La journée de travail débute à 10h le matin et se termine à 15h. Le dîner dure de 11h à 14h.

    2. Les congés fériés avec solde passent de 10 à 50 (on se trouvera bien des raisons pour célébrer, des saints à vénérer, ou des héros à commémorer).

    3. La fin de semaine débute le jeudi soir et se termine le mardi matin.

    4. Tout excès de zèle (des semaines de plus de 10h) est sévèrement puni.

    5. Annexion de Varadero et de Miami Beach au Québec, pour faciliter les vacances d’hiver (du 3 janvier au 28 février) et d’été (du 24 juin au 3 septembre).” – nicolasracine

    ===

    Est-tu en train de nous dire qu’il faut être fonctionnaire pour être membre ? :)

  21. nicolasracine dit :

    Je tiens à faire une précision concernant les fonctionnaires. je travaille au coeur de la machine de l’État depuis trois et j’ai appris certaines choses.

    Ces gens-là travaillent très durs. Ils sont en nombre insuffisant, en raison du non-remplacement des départs à la retraite. Ils font un travail peu valorisé, dans des conditions parfois difficile.

    Les fonctionnaires ne constituent qu’une fraction de la fonction publique, constituée aussi de techniciens, secrétaires, professionnels et cadres. Plusieurs de mes clients font du 70h par semaine, et ces heures ne s’additionnent pas à leur retraite.

    Ils ont à coeur le travail qu’ils font. Quant aux fameux “tablettés”, ils sont ultra minoritaires (je n’en ai croisé qu’un en 3 ans) et la plupart ont profité du programme de départs à la retraite anticipée de la fin des années 1990.

    Disons que je fais pas mal moins de blague sur ces gens, qui ont certes des conditions enviables de travail, mais qui sont aussi travaillant que dans bien des secteurs privés.

  22. nimzo dit :

    “Ces gens-là travaillent très durs.”

    ===

    Je blaguais bien évidemment.

    Les blagues sur les fonctionnaires c’est un peu comme celles sur les belle-mères. On sait que c’est pas vrai mais c’est difficile de s’empêcher d’en faire une quand même.

  23. Caligula dit :

    nimzo

    Ce n’est pas le capitalisme qui met la planète en péril mais l’ignorance des hommes. Nous sommes en train d’apprendre que certains de nos comportements sont néfastes pour l’environnement. On va s’adapter et trouver de nouvelles technologies plus propres.

    Les communistes ont saccagés l’environnement à grande échelle, faut pas l’oublier.

  24. nimzo dit :

    “nimzo

    Ce n’est pas le capitalisme qui met la planète en péril mais l’ignorance des hommes. Nous sommes en train d’apprendre que certains de nos comportements sont néfastes pour l’environnement. On va s’adapter et trouver de nouvelles technologies plus propres.” – Caligula dit :

    ===

    Vous faites un acte de foi. Ce n’est pas une question d’”adaptation”, l’essence même du capitalisme est à la source du problème.

    Malheureusement, oui c’est le capitalisme qui met la planète en péril.

    Le capitalisme est basé sur la croissance et la planète ne peut soutenir une croissance continue.

    Sans croissance le capitalisme n’existe pas.

  25. nimzo dit :

    @caligule

    Ma critique du capitalisme n’est pas un soutien au communisme.

  26. Vincent Sremed dit :

    @Caligula :

    «Ce n’est pas le capitalisme qui met la planète en péril mais l’ignorance des hommes. »

    Bien dit.

    L’homme aime extérioriser en une idée coupable ses propres responsabilités. Des enleveurs de pailles…

    @Nimzo :

    « la démocratie qui apporte la liberté.»

    J’aimerais une démonstration là-dessus. C’est le message de Bush, bien sûr. Mais la démocratie n’apporte rien d’autre que la démocratie, c’est-à-dire la dictature de la majorité.

  27. nimzo dit :

    @Vincent Sremed

    Bien sûr que si vous mettez face à face la démocratie et un système chimérique construit dans votre tête c’est bien évident que la démocratie finira deuxième.

    Par contre la démocratie finie première “dans le réel”. ;)

  28. nimzo dit :

    On peut facilement proposer une dizaine de systèmes qui “théoriquement” sont supérieur à la démocratie. Il suffit de ne pas tenir compte des contraintes de la “réalité” comme vous faites. Bref comme j’ai déjà dit c’est le jeu de la politique-fiction.

  29. Caligula dit :

    nimzo

    Votre théorie de la planète incapable de soutenir la consommation ne tient pas compte de la dynamique de l’offre et de la demande.

    Si une ressource devient trop rare, le prix en sera si élevé que la demande baissera pour une autre ressource équivalente.

    Ainsi quand le pétrole sera trop rare et trop chère, on pourra compter sur les capitalistes pour développer une autre technologie qui se passera du pétrole.

  30. nimzo dit :

    @Caligula

    En quoi le fameux principe de l’offre et de la demande va-t-il mettre un terme aux réchauffement climatique anthropique ? C’est de la pensée magique que de penser que les choses vont se rétablir d’elle même parce qu’on “croit” au marché libre.

    Vous rêvez en couleur et ne tenez pas compte de la situation telle qu’elle est.

    Le système économique pompe de l’huile, la planète étouffe à cause de notre surconsommation et il se trouve des gens pour encore dire : “Pas d’problème l’offre et la demande va s’occuper de ça. Ayez confiance la main invisible du marché libre veille au grain.” :)

    Ça n’a pas de sens “croire” au capitalisme à ce point.

    Avez-vous lu l’article du New Scientist dont k’ai donné la référence plus haut ?

  31. nimzo dit :

    “The economy is like a hungry, growing organism. It consumes low-entropy natural resources such as trees, fish and coal, produces energy and useful goods from them, and spits out high-entropy waste such as carbon dioxide, mine slag and dirty water.

    Mainstream economists are mostly concerned with the organism’s circulatory system, how the energy and resources can be efficiently allocated, while tending to ignore its digestive system. As my experience with the diagram showed, the sources of the resources that the organism consumes and the sinks into which it deposits waste are ignored. ****Effectively, economists are assuming they are infinite.****

    Because of this, ****they recognise no limits on the capacity for economic growth****. ”

    Source: Special report: Economics blind spot is a disaster for the planet
    New Scientist

  32. nicolasracine dit :

    Je me situe un peu au milieu de ce débat. Le capitalisme est un caméléon. Son objectif demeure la production de biens et de services et l’écoulement de ceux-ci.

    Le marché s’adapte donc au changement, mais pas automatiquement, ni très rapidement. Dans le cas qui nous préoccupe, la question n’est pas de savoir si le capitalisme va changer (question absurde) mais plutôt à quel rythme.

    Jamais auparavant, un système économique n’a été dépendant à ce point d’une seule source d’énergie. Oubliez les énergies alternatives, qui ne représentent qu’une infime fraction de la consommation. L’or noir est la clé de voûte de notre ère industrielle, au même titre que le charbon l’était au 19e siècle. La raréfication de cette ressource va entraîner progressivement une complète réorganisation de nos modes de production. Les investissements nécessaires pour y parvenir sont inimaginables et s’étaleront sur des dizaines d’années.

    Le capitalisme est un système drogué au pétrole. Il est trop tôt pour vérifier s’il y a des dommages corporels liés à cette longue dépendance, et pour l’instant, il n’existe pas de méthadone.

  33. Vincent Sremed dit :

    «Il suffit de ne pas tenir compte des contraintes de la “réalité” comme vous faites.»

    J’ai un peu d’expérience d’autres réalités de pouvoir politique sur Terre et je peux dire que certains pays qualifiés de tyrannie ont des citoyens qui ont plus de libertés individuelles qu’ici. Tout ce qu’ils ont à faire, c’est éviter la contestation du pouvoir. Comme en Irak avant la démocratie. À part cela, l’État ne se mêle pas des affaires privées. Ici, on peut dire ce que l’on veut du pouvoir (ce qui ne change rien au fond, ils continuent à faire ce qu’ils veulent), mais nous sommes assez policés dans notre vie de tous les jours.

    L’une de mes professeures dans l’un de ces pays critiquait en privé ouvertement son président (au pouvoir à vie et qui veut mettre son fils au pouvoir après lui), mais elle disait que jamais elle ne voudrait avoir une démocratie dans son pays, puisque cela créerait un chaos, une islamisation radicale du pays, puisque la majorité du peuple était ignorant et suivait aveuglément quelques manipulateurs. La nouvelle dictature de la majorité serait pire que la dictature d’un seul homme.

    Votre absolu démocratique est plus fragile que vous ne le pensez.

    Votre système utopique de la démocratie fuit de toute part et on ne fait que colmater les brèches avec du vent.

    La démocratie n’est pas la liberté. Elle n’est que ce qu’elle est, une dictature de la majorité. Et la majorité se trompe souvent.

  34. nimzo dit :

    “Et la majorité se trompe souvent.”

    ===

    Bien sûr et les experts aussi se trompent souvent. ;)

    Le principal avantage de la démocratie n’est pas tellement de ne pas se tromper, on sait bien que c’est impossible. Mais son avantage principal c’est de permettre une certaine paix sociale même si il y a une multitude d’opinions différentes et divergentes qui se confrontent.

    La démocratie sert de “lubrifiant social”. Il va de soi que quand un pays est en guerre que la démocratie n’imposera pas la paix de force. On peut toujours trouver des situations où ça va mal et où la situation est tellement perturbée que le lubrifiant est un peu séché. lol Mais même si ces situations existent, ça ne discrédite pas la démocratie qui fonctionne relativement bien dans de nombreux pays.

    À ce jour ça demeure le meilleur système qu’on a trouvé pour servir de “lubrifiant social”.

  35. nimzo dit :

    “Votre absolu démocratique est plus fragile que vous ne le pensez.”

    ===

    Bien sûr que la démocratie est fragile et c’est la raison pour laquelle il faut la défendre âprement.

  36. Vincent Sremed dit :

    «Bien sûr que la démocratie est fragile et c’est la raison pour laquelle il faut la défendre âprement.»

    Je préfère la critiquer pour en arriver ultimement à un meilleur système, plutôt que de s’acharner âprement à la maintenir artificiellement en vie dans son état lamentable actuel…

  37. Caligula dit :

    nimzo

    Je ne crois pas en la main invisible qui règle tous les problèmes pas plus que je crois le capitalisme responsable des malheurs du monde.

    Je vais citer quelqu’un dont j’oublie le nom :

    On a quitté l’âge de pierre pas parce qu’il manquait de pierres. De la même façon qu’on quittera l’âge du pétrole pas parce qu’il manquera de pétrole.

  38. Caligula dit :

    nimzo

    Je ne crois pas en la main invisible qui règle tous les problèmes pas plus que je crois le capitalisme responsable des malheurs du monde.

    Je vais citer quelqu’un dont j’oublie le nom :

    On a quitté l’âge de pierre pas parce qu’il manquait de pierres. De la même façon qu’on quittera l’âge du pétrole pas parce qu’il manquera de pétrole.

  39. nimzo dit :

    À quelle époque a-t-on manqué de pierre ?

    Ce n’est pas qu’une question de pétrole. La catastrophe causée pas la croissance de la consommation qui est une conséquence du capitalisme ça touche aussi les métaux, les poissons, les forêts, les terres arabes, etc.

    Ton attitude semble de croire que tous s’arrangera et que la croissance pourra continuer. Ça fait un peu jovialiste si tu veux mon avis.

    Pour ma part je dis qu’il y a “une incompatibilité entre la croissance et les ressources limitées” de la planète.

    Et cette croissance c’est l’essence même du capitalisme.

  40. nimzo dit :

    Ma première ligne du message précédent n’a pas d’affaire là.

  41. nimzo dit :

    “Je ne crois pas en la main invisible qui règle tous les problèmes ” – caligula

    ===

    Pourtant cette “main invisible” qui régule les marchés c’est un concept de base du marché libre capitaliste. C’est la raison pour laquelle Wall Street a toujours demandé qu’on la dispense de contrôles et régulations.

    http://www.investorwords.com/2633/invisible_hand.html

  42. Caligula dit :

    nimzo

    La main invisible est brandie par les droitistes qui veulent un État minimaliste. Pour ma part je crois en un certain rôle de l’État dans la régulation des marchés.

    Cette théorie (la main invisible) date du 19e siècle… À prendre avec un grain de sel.

  43. nimzo dit :

    “La main invisible est brandie par les droitistes qui veulent un État minimaliste. Pour ma part je crois en un certain rôle de l’État dans la régulation des marchés.

    Cette théorie (la main invisible) date du 19e siècle… À prendre avec un grain de sel.” – Caligula

    ===

    Comme disait le prix Nobel d’économie 2001 Joseph Stiglitz :

    “the reason that the invisible hand often seems invisible is that it is often not there.” (Making Globalization Work, 2006).

    ;)

  44. harry dit :

    Je suis d’accord avec nimzo. Je vais quoter Larry David sur la démocratie:

    “If Obama loses, it would be easier to live with it if it’s due to racism rather than if it’s stolen. If it’s racism, I can say, “Okay, we lost, but at least it’s a democracy. Sure, it’s a democracy inhabited by a majority of disgusting, reprehensible turds, but at least it’s a democracy.” If he loses because it’s stolen, that will be much worse. Call me crazy, but I’d rather live in a democratic racist country than a non-democratic non-racist one.”

  45. Vincent Sremed dit :

    @Harry :

    Effectivement on le “call crazy”.

    Le mec est totalement aveuglé par la démocratie érigée en religion qu’il préfèrerait vivre oppressé dans un pays démocratique que bien vivre libre dans un pays non démocratique.

    Quand l’extrémisme idéologique mène au masochisme…

  46. nimzo dit :

    La démocratie c’est un ” système” une genre de “structure” qui facilite la vie en société. Comme je l’ai déjà dit : un “lubrifiant” social.

    Mais cette structure n’assure pas que le “contenu” soit toujours à la hauteur. La population peut parfois rejeter pas un candidat par racisme ou pour d’autres considérations par très “honorables”.

    La démocratie ne peut évidemment pas tout faire au détriment de mouvements populaires parfois méprisable.

    Une démocratie peut élire une ordure comme Bush, mais elle peut aussi le remplacer pour mieux. Il est là l’espoir.

  47. nimzo dit :

    Je n’aime pas la façon dont Larry David exprime son point mais il n’a pas tort. Je le comprend de la faôn suivante:

    Si Obama est rejeté à cause du racisme, on garde un espoir de changer l’opinion des gens par l’éducation et de les amener au delà du racisme.

    Si l’élection est volée c’est un très du coup au système démocratique et c’est beaucoup plus difficile à réparer, puisque ça risque de mettre en cause les fondements de la démocratie.

    Certains considèrent l’élection de Bush en 2004 comme un vol. Il y a du vrai on ne peut pas dire que c’est généralisé au point de penser que le système démocratique est corrompu à l’os.

    C’est plutôt le contraire il me semble fonctionne assez bien comme on a vu dans les dernières élections américaines entre autre avec un taux de participation assez élevé chez des gens qui ne votaient pas auparavant.

  48. nimzo dit :

    faôn = façon

  49. harry dit :

    “libre dans un pays non démocratique”

    Elle est bien bonne celle là. Je reconnais que c’est une fausse démocratie quand on te donne le choix entre du pareille au même, mais ça reste toujours mieux que pas de choix pantoute.

  50. Vincent Sremed dit :

    @Harry :

    Qui a dit qu’un autre système que la démocratie signifie «pas de choix pantoute» ?

    Il y a certaines choses dans la vie pour lesquelles on devrait laisser le choix à d’autres, plus compétents.

  51. LBII dit :

    Ce petit inventaire est ô combien intéressant! Par ailleurs, cela me fait penser que ça fait un bail que je ne suis pas allé jeter un oeil sur les dénominations réservées au Directeur des élections. C’est bien, parce que c’est un aperçu des idées des gens qui pensent fonder un parti mais qui n’ont pas les moyens. Ils peuvent “réserver” le nom de leur parti le temps de l’officialiser.

  52. nicolasracine dit :

    Bonjour Suburbain, et bienvenue parmi nous.

    Ce serait en effet un bel exercice à faire. Peut-être que le Parti bochevique radical d’Outremont est réservé par des membres dissidents et plus radicaux du Parti marxiste-léniniste…

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