La vraie télé-réalité

La récente décision de la Cour de cassation française doit absolument être appliquée ici ! Les participants à des télé-réalités ne doivent plus être perçus comme des totons exhibitionnistes, mais bien comme d’éminents représentants de la classe culturelle. Ils doivent avoir accès au même traitement que tous les travailleurs de leur industrie. Qu’ils soient des acteurs médiocres de seconde zone ou des chanteurs ratés ne doit pas influencer leur lutte pour la reconnaissance de leurs droits.

La sélection de ces professionnels du divertissement cheap devra désormais se plier aux lois sur la discrimination positive, malgré de beaux efforts en matière de recrutement de malades mentaux. L’élimination d’un candidat au cours d’une émission devra respecter les normes québécoises en matière de licenciement, avec un avis de deux semaines. Tout accident survenu au cours d’ébats dans le spa pourra faire l’objet d’une réclamation à la CSST. Leur syndicat aura le droit de grève, pour le plus grand bonheur des gens comme moi.

Finalement, ce sera de la vraie télé-réalité !


10 réponses vers «La vraie télé-réalité»

  1. AntiPollution dit :

    Ca doit être cela le multiculturéalisme !

  2. Cybèle dit :

    Tu parles d’une histoire. C’est quand même drôle, après une couple de semaine, ils vont avoir droit au chômage et après ils retourneront sur le BS.
    Petite intermède plaisante et payantes pour eux.

    J’imagine un gars demandé une réclamation à la CSST parce qu’il a attrapé une MTS avec une jolie blonde dans l’exercice de son travail. :-)

  3. nicolasracine dit :

    Ce sont les risques du métier ;-)

    Il y a tellement de possibilités farfelues imaginables… Est-ce que l’augmentation mammaire d’une candidate peut être inscrite sur son rapport d’impôts comme frais professionnels ?

  4. Déréglé temporel dit :

    “Est-ce que l’augmentation mammaire d’une candidate peut être inscrite sur son rapport d’impôts comme frais professionnels ?”

    Normalement les candidates ne paient pas ces opérations. Ce sont des frais pris en charge par la production.

  5. Michel Monette dit :

    Je n’arrive pas à croire que la médiocrité ne sera plus payante que pour ceux qui réussissent à l’exploiter.

  6. dunhambush dit :

    Moi, je n’ai rien contre la télé-réalité, car quand on y pense bien, le plus vieux (et le meilleur) reality-show demeure La Soirée du Hockey!

  7. nicolasracine dit :

    Tout à fait, Dun. Sauf que les totons sur la glace touchent des millions et sont syndiqués.

    Dans cette télé-réalité sportive, les crétins sont souvent ceux qui alimentent de leur prose approximative les forums de Cyberpresse et de RDS.

    Ces amateurs aussi éliminent des joueurs, comme dans la vente de feu que Montréal vient de connaître et qui va donner une couleur très multiculturelle à ce club de bons à rien. Nous avions des Slaves et des Scandinaves, nous aurons désormais des Ritals et un Chicano ! Entre latins, on va se comprendre…

    J’utiliserais volontier l’expression de Michel, mais dans ce cas-ci, il est périlleux de parler d’exploitation de la médiocrité, quand celle-ci rapport plusieurs millions par saison…

  8. Déréglé temporel dit :

    Ah, non, ce qui fait la télé-réalité, c’est que c’est estampillé “télé-réalité”. Pas de télé-réalité si le promoteur ne dit pas que c’en est.

  9. Le Détracteur Constructif dit :

    *vomi*

  10. DarK Rémi oF DooM dit :

    Dans une société où l’individualisme est grandissant, il est bon de constater que, faute de potiner contre les voisins, on peut maintenant s’accorder gaiement à deviser agréablement quant à la vie tumultueuse de gens “normaux” que l’on diffuse sur nos écrans. C’est dans de tels moments que je suis heureux de n’avoir aucun poste sur mon gigantesque et dispendieux (élans virils) téléviseur couleur.

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