Un des rôles de la politique est de fournir des symboles, des images. L’aspect législatif du politique est mal connu du grand public et la logique partisane tend à le dégoûter. Dans cet univers féroce, ce qui reste, ce qui sublime l’action, ce sont les gestes qui portent au-delà de l’horizon immédiat de ses acteurs. Peu de politiciens sont de cette trempe. l’immense majorité d’entre-eux préfèrent la carrière, honnête mais éclat. Pourtant…
Quand le Président métis du plus puissant pays du monde, accompagné d’une descendante d’esclave, visite un pays africain, la symbolique l’emporte sur toute autre considération. D’autres images me viennent rapidement en mémoire. La visite surprise du Président égyptien Anouar El-Sadate en Israël, au lendemain d’une autre guerre meurtrière . Les mains liées de François Mitterand et de Helmut Köhl pendant une commémoration de la Seconde guerre mondiale. La poignée de main entre Ythzak Rabin et Yasser Arafat, deux ennemis jurés s’étant promis la mort à de nombreuses reprises.
Ces images ne signifient pas la fin des guerres et des souffrances.
Elles donnent une source d’espoir. Elles démontrent que des humains peuvent aller au-delà de leurs divergences, qu’ils peuvent tourner la page sur leurs heures les plus sombres.
Quels sont les symboles qui vous ont inspirés ?

12 juillet 2009 à 15:12
Chute du Mur de Berlin
La visite de la maison de Anne Frank
le passage pieton de Abbey Road à Londres
Mandela libre
Election de Obama
Imagine a Central Park
Armstrong sur la lune
Hulk Hogan qui sert la main de Macho Man
La mer des Caraibes
Les blockhaus sur la cote atlantique en France
Les olympiques de 76
la vue de New York du haut du Rockerfeller Center
etc aussi
12 juillet 2009 à 20:44
Et mille policiers autour de lui qui répondent, « yeah, right »
Je me souviens le moment précis où le second avion s’est écrasé contre la 2e tour. J’écoutais en direct dans une salle d’attente d’une clinique médicale. J’y allais pour soigner une énième rechute dépressive… disons que là, j’avais une bonne raison.
13 juillet 2009 à 08:58
Je n’avais pas vraiment d’idée en tête quant à un moment historiquement marquant dans ma vie mais les événements classiques de la lutte mentionnés ci-haut évoquent quelque chose de magique en moi. J’ajouterais à ces doux souvenirs le combat de championnat entre Hulk Hogan et Ultimate Warrior, la défaite de Yokozuna aux mains de Undertaker dans un match de cercueil ainsi que le match Undertaker VS Undertaker.
Autrement, à l’instar de la plupart des gens dont l’existence m’est connue, l’élection d’Obama et sa survie jusqu’à aujourd’hui me donne confiance en un monde meilleur et me permet de rire des Texans racistes qui doivent être outrés.
Autrement, bien que je n’ai pas découvert ce phénomène lorsqu’il était d’actualité, je pense aujourd’hui à la chanson “We’re Stars” enregistrée lors du mouvement “Hear ‘n aid” qui fut mis en branle par Jimmy Brain et Vivian Campbel (ensuite aidées de Dio) et qui avait pour but d’amasser des fonds pour venir en aide aux victimes de famine en Afrique. Des stars du hard rock et du heavy metal des années 80 se sont ainsi réunis et ont recueilli environ 1 million de dollars grâce à une suprême chanson que vous pouvez visionner sur YouTube. Mets ça dans ta pipe, “We Are the World”.
J’ai été ému par la mort de Gerry Boulet.
En terme d’inspiration plus concrète je me souviens de Raymond Grimard, un paralytique cérébral qui a fait plusieurs conférences aux différentes écoles que j’ai fréquentées et qui était un bel exemple de positivisme et de ténacité, abordant sa maladie avec humour et émanant d’un indéniable charisme.
Je me souviens aussi d’une conférence de Gabrielle Lavallée, la femme qui, faisant partie d’une secte, s’était fait amputer un bras à froid par son gourou du nom de Roch “Moïse” Thériault. C’est un moment fort de ma vie qui a accentué grandement mon mépris de la stupidité et des diverses croyances sectaires. Bien que mes connaissances de la psychologie humaine se soient raffinées depuis, je me suis dit quelque chose qui ressemblait vaguement à “Non mais faut tu être cave.” et j’ai peaufiné mes préjugés depuis.
13 juillet 2009 à 14:48
On parle d’événements ou d’images?
Un symbole……
Ok.
J’ai revisionné pour la x’ième fois le film Baraka hier matin avec les enfants. Oui, c’est un peu “prêchi-prêcha” mais les images frappent encore. Quant aux messages d’espoir, quand des scènes de partage, d’entraide et de dévouement se présentent à mes yeux, là je vois qu’il y a peut-être un lendemain. Pas besoin d’aller très loin, car chaque geste d’altruisme illustre “the possible ripple of change in our ocean of barbarism” et une lueur encourageante du recul de l’inconscience inconséquente.
13 juillet 2009 à 15:07
C’est vrai que les images qui présentent deux être humains s’aidant mutuellement dans les moments de grandes détresses donnent de l’espoir. Mais elles sont si peu nombreuses. Je suis probablement trop négatif, trop pessimiste, mais pourquoi avons-nous cette manie de détruire ? Créer n’est pas suffisant ?
13 juillet 2009 à 16:06
Je pense surtout que créer EST PLUS DIFFICILE.
C’est ce que je dis souvent aux interventionnistes qui disent que la puissance de l’Occident lui confère une responsabilité et qu’on devrait intervenir parce qu’on en a la puissance: on a la puissance militaire (de destruction), mais il n’est pas dit que nous ayons la puissance constructrice complémentaire.
Je dis ça, mais je médite aussi une chose: divers discours mettent en valeur la destruction et la création comme deux faces d’une même pièce. Je ne sais trop quoi en penser pour le moment.
13 juillet 2009 à 16:19
Oui, créer est plus difficile car la démarche implique l’abandon de soi. Et oui, on a une responsabilité quand on en a les moyens. C’est une question de lucidité je crois. Quant à la coexistence de la destruction et de la création, inévitable. Il faut détruire (l’immobilisme, le crétinisme, l’égoïsme, etc) pour pouvoir faire place à un renouveau…comme le feu qui détruit pour permettre de renforcir. Tout est dans les nuances, les demis-tons, le gris. Je ne crois pas à l’absolu.
14 juillet 2009 à 10:23
Souvenir momentané: Le film “La liste de Schindler”.
14 juillet 2009 à 15:02
@Perséphone
Certaines religions sont construites sur ce concept d’éternel recommencement, comme l’hindouisme, où tout ce qui naît le jour est détruit la nuit.
Et cessons de parler de gris. Ce qu’on retrouve entre le noir et le blanc, ce sont les couleurs.
14 juillet 2009 à 18:28
Tu as bien raison Nicolas….où est ma poésie? Bien sûr, regardons les couleurs!
14 juillet 2009 à 19:40
Voilà
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cercle_chromatique